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Réduction des déchets – suite

Quelques mois après un premier article sur la réduction des déchets, J'ai opéré la suite du recensement. Le but de tout ça étant de donner un catalogue hétéroclite d'alternatives qui sont applicables dans mon cas, et qui sans forcément l'être dans le vôtre, peut donner des idées.

Savon liquide

Savon à main dans un flacon poussoir et bloc de savon solideAvec un savon solide qui traine dans un fond de placard, on peut fabriquer un savon liquide à main si on le préfère sous cette forme. Il suffit de râper 50 g de savon environ pour un litre d'eau chaude, et de bien le dissoudre. Il vaut mieux laisser le mélange refroidir dans une casserole plutôt que le verser dans un flacon poussoir (de récup !) directement. Dans le cas où le mélange est trop dur une fois froid, il sera plus facile à diluer de nouveau que si l'ensemble est bloqué dans le flacon.

Nettoyage

La pierre d'argile est un produit intéressant pour le nettoyage de beaucoup de surface, notamment celles que l'on souhaite faire briller comme un évier en inox. Mais il peut être d'autant plus intéressant d'acheter les composants directement plutôt que le petit pot qui vient autour de la pierre...

On peut trouver du carbonate de calcium en poudre en grosse quantité, et c'est cet ingrédient qui est légèrement abrasif tout en étant doux avec à peu près toutes les matières qui nous entourent communément. On peut aussi l'utiliser en peinture blanche pour les fenêtres en le mouillant d'un peu d'eau.

Quand on nettoie une surface un peu grasse, on humidifie une éponge, on met quelques pincées de carbonate de calcium et une goutte de liquide vaisselle. Et on frotte. Et encore un peu. Si la surface n'est pas grasse mais juste un peu terne, on peut aussi se passer du détergent. Le carbonate laissera une fine couche de dépôt blanc qui part d'un coup d'éponge, et ne présente aucun risque s'il est reste une trace dans une surface à destination alimentaire.

Semis de récupération

Au printemps, je me retrouve à semer finalement beaucoup de graines, et je déteste utiliser les pots noirs jetables tout fins et cassants qu'on trouve en jardinerie. Finalement, ce que j'ai trouvé de plus simple à trouver et adapté, ce sont des pots de yaourt en plastique.

pots de yaourt pour des semis de printempsUne fois le contenu consommé, je lave les pots et utilise un trombone déplié et chauffé dans la flamme d'une gazinière ou d'un briquet pour percer le fond du pot de quelques trous de drainage.

Le nom de la variété est écrit au feutre indélébile, qui n'est pas si indélébile que ça puisque je l'efface chaque année à l'alcool à 90° de pharmacie.

Une fois tout ce petit monde planté en terre, je fais prendre un bain chaud et savonneux aux pots. Certains d'entre eux en sont à leur quatrième saison, d'autres se sont fendus depuis, mais dans l'ensemble cela fonctionne bien.

Tôle à cookies

Pour faire cuire des cookies, la toile de silicone Silpat convient parfaitement, mais doit être bien lavée pour en éliminer les traces de graisse. L'alternative de la flemmarde que je suis à ce "problème" est d'employer une tôle en fer blanc (trouvée en Biocoop pour 7-8 euros) et de la culotter.

tôle à cookies culottéeLe culottage consiste à couvrir un ustensile en métal d'une couche d'huile polymérisée à la chaleur, et de l'entretenir de manière à ne pas abimer cette couche. Il suffit de passer une très fine couche d'huile alimentaire (je le fais par habitude à l'huile d'olive) et de mettre le plat au four à 180° pour environ une demi-heure. L'odeur d'huile brûlée est normale, c'est même le but recherché. On peut répéter l'opération plusieurs fois jusqu'à avoir une teinte marron-noir, mais comme sur la photo cela peut suffire aussi. Le culottage va de toute façon évoluer et se consolider avec le temps aussi.

Quand on fait cuire des cookies dessus, il faut les laisser un petit peu refroidir avant de les décoller, et y aller délicatement par exemple en faisant pivoter le cookie sur lui-même. Pour laver la tôle, on lui verse un peu d'eau bouillante dessus pour décoller les petites croûtes de pâte, on passe un rapide coup d'éponge sans détergent et on fait sécher le plat idéalement dans le four encore chaud en quelques minutes. Il est normal de ne pas chercher à se débarrasser à tout prix de la pellicule grasse, selon le support et le lavage, il vaut même mieux la huiler très légèrement avant de la ranger.

Si jamais on la laisser tremper par erreur et que la tôle rouille, il suffit de bien la frotter au liquide vaisselle jusqu'à ne plus voir de trace de rouille, la sécher au four et la re-culotter de nouveau. On peut donner des coups de couteau dans un ustensile culotté, c'est tout l'inverse d'un support couvert de Teflon ou de céramique qui est très fragile.

J'utilise aussi cette tôle pour faire cuire des pizzas et du pain en saupoudrant généreusement de semoule fine de blé dur.

Pour faire des crêpes, pancakes et œufs au plat, j'utilise également une crêpière en acier culotté de Buyer, là aussi trouvée en Biocoop pour une quinzaine d'euros. De même, j'ai récupéré un très vieux gaufrier en fonte que j'ai décapé au vinaigre et à la brosse en acier puis culotté, les gaufres ne collent jamais et sont grillées juste comme il faut.

Fermer des sachets

J'ai été habituée à utiliser des pinces à linge pour fermer les paquets de farine ou pâtes chez mes parents, mais en appartement je n'ai pas besoin de pinces à linge. J'ai mis la main sur des pinces en métal de bureau.

Pince à dossier en métal sur des paquets alimentairesElles sont faciles à utiliser et tiennent avec vigueur et fermeté même sur le plastique glissant. C'est bien plus agréable que des pinces à linge ou des élastiques à mon goût.

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